Le deuxième trimestre de 2019

28 juin 2019

Auteur : Expert Argenta Asset Management 

Au cours du deuxième trimestre 2019, le marché a été dominé par la guerre commerciale et les annonces des banques centrales. Au premier trimestre, les marchés avaient déjà effectué un sacré bond dans la bonne direction et ont donc quelque peu respiré pendant le deuxième trimestre. Le sentiment général a évolué au mois de mai, le marché se montrant plutôt pessimiste alors qu’en juin, des signaux incitant à l’optimisme ont de nouveau été émis par les banques centrales ainsi que concernant la guerre commerciale, ce qui a de nouveau soutenu les marchés. De façon générale, la plupart des placements ont progressé, à quelques exceptions près, notamment les actions chinoises qui sont restées quelque peu à la traîne.

Quelles sont les performances de nos fonds essentiels ?

Les différents compartiments de nos fonds essentiels ont enregistré de belles performances. 

  • De manière générale, les actions ont affiché des performances correctes, avec une petite déprime en mai et un rétablissement des cours en juin. Nous avons par conséquent décidé en mai de sécuriser temporairement une partie de notre portefeuille en conservant des liquidités. Celles-ci ont ensuite été réactivées au mois de juin. 
  • Les obligations se sont montrées particulièrement performantes grâce aux taux qui ont encore baissé. Cela est également confirmé par les rendements du Q2 par rapport à ceux du Q1. À l’heure actuelle, les portefeuilles sont pratiquement revenus à leur niveau record. Nous continuons à penser que les fondements restent favorables et que les valorisations sont plutôt correctes.

Des opérations de gestion concrètes au sein de nos fonds essentiels

  • Compte tenu des nouveaux développements constatés dans le cadre de la guerre commerciale, nous avons décidé en mai dernier de légèrement alléger notre position en actions et de conserver des liquidités. Celles-ci ont été réinvesties en actions dès le mois de juin. Nous conservons globalement une position plus élevé en actions, même si nous nous attendons à une plus grande volatilité à court terme. Nous restons en effet aujourd’hui convaincus du potentiel à long terme des actions, et ce, pour les raisons suivantes.
  1. Ce sont surtout la volonté des banques centrales de soutenir l’économie et les marchés financiers qui nous incitent à l’optimisme vis-à-vis des actions. Les taux réduits ont boosté les primes de risques. 
  2. Les alternatives aux actions restent rares, compte tenu du taux très bas des obligations à long terme. 
  3. Les valorisations sont par ailleurs actuellement plutôt correctes dans une perspective à long terme.
  • La BCE poursuit sa politique de soutien monétaire et souhaite même encore l’accentuer à l’avenir. Conséquence : une nouvelle baisse des taux d’intérêt dans toute l’Europe et un rendement négatif pour une grande partie des obligations d'État européennes. Nous avons réduit la pondération générale en obligations d'État européennes. Nous avons aussi procédé à un changement au sein des obligations d’État. Comme nous nous attendons à ce que les taux d’intérêt restent assez bas dans les années à venir, nous avons sensiblement relevé notre durée moyenne au sein du compartiment obligations, à la recherche d’un rendement courant positif. Nous l’avons fait via une réaffectation des obligations affichant un rendement courant négatif vers des obligations d'État européennes à termes un rien plus longs, mais affichant un rendement couru positif.
  • En ce qui concerne les actions, nous restons fortement présent aux États-Unis, en optant pour des valeurs concentrées sur la marché domestique. Nous avons aussi une pondération importante en Europe (hors RU), en Scandinavie, en Suisse ainsi qu’une surpondération constante au Japon. Le yen japonais est considéré comme une valeur refuge dans le cadre de la guerre commerciale actuelle. Nous misons fortement sur nos thèmes à long terme. Vieillissement de la population, robotique, eau, sécurité, lifestyle, cleantech et new finance.
  • Compte tenu des tensions commerciales, nous avons vendu nos positions les plus sensibles sur les marchés émergents, pour ne plus miser que sur nos fers de lance actifs sur ces mêmes marchés émergents : l’Asie du Sud-Est, l’Inde et la Chine. Ces pays disposent en effet de plus de moyens pour résister à la guerre commerciale actuelle et leur futur potentiel économique reste très intéressant. 

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