Les banques centrales jouent un rôle déterminant dans la récente évolution boursière

  • Les investisseurs suivent de près la stratégie de la banque centrale américaine (Federal Reserve ou « FED ») et la moindre déclaration peut avoir un puissant impact sur les marchés financiers. Les attentes du marché concernant une ou plusieurs nouvelle(s) baisse(s) des taux se sont encore renforcées au cours du dernier trimestre, alors que la probabilité d’une hausse de ces taux devient quasi inexistante. Le marché est tellement convaincu de cette évolution que 3 nouvelles baisses des taux seront très probablement observées d’ici à la fin 2019. Ces attentes sont prises en compte par le marché, ce qui a clairement stimulé les marchés des actions et des obligations. 
  • Le 18 juin, Mario Draghi, le président de la BCE, a annoncé que tous les moyens seraient mis en œuvre pour stimuler l’inflation européenne. On verra dans les prochaines semaines comment cela se concrétisera. Le taux des obligations d’État européennes a continué à chuter après l’annonce, ce qui a conduit une grande partie des obligations en circulation vers un rendement courant négatif. La valeur des obligations d’État a par conséquent nettement progressé. Même les obligations d'État italiennes à un 1 an affichent actuellement un intérêt couru négatif. En ce qui concerne les autres pays européens, il faut aller beaucoup plus loin en termes de durée pour pouvoir espérer bénéficier d’un intérêt couru positif. La question est de savoir si les instruments traditionnels des banques centrales fonctionnent encore de façon suffisante. Malgré tous les stimulants, la BCE n’a en effet pas réussi à rapprocher l’inflation des 2 %. Elle a par contre peut-être réussi à éviter quelque chose de pire pour l’économie européenne.
  • Les autorités chinoises ont elles aussi renforcé leurs mesures incitatives, notamment grâce à une réduction de la TVA et du ratio de réserve pour les banques soutenant les PME. Elles espèrent ainsi stimuler la consommation locale et les crédits afin d’apporter un peu plus d’oxygène au secteur économique, essentiellement composé de ces plus petites entreprises. L’objectif final est de maintenir la croissance et de résister aux dommages que risque de provoquer le conflit commercial. La croissance chinoise reste sensiblement supérieure à celle de l’Europe ou des États-Unis, mais est bien inférieure à ce qui était escompté.

 

Auteur: Expert Argenta Asset Management

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