Pendant ce temps-là, en Europe …

L’essor escompté des mouvements politiques populistes lors des élections européennes ne s’est pas vérifié, et ce, avec un taux de participation historiquement élevé dans de nombreux pays. Il s’agit d’un signe indiquant que la population européenne continue à croire au projet européen. Au début, les marchés ont réagi de façon positive, mais sans excès.

Les problèmes que connaît l’Italie et ceux posés par le Brexit restent toutefois d’actualité.

L’Italie continue de causer bien des soucis à l’Europe 

  • Les nouvelles déclarations du ministre Salvini sur l’éventuel non-respect des directives budgétaires sapent l’autorité européenne. L’imposition de sanctions européennes éloignerait encore un peu plus l’Italie de l’Europe et pourrait raviver le populisme. Les marchés monétaires contrôlent heureusement l’Italie, car en cas de déraillement budgétaire, le financement via le marché monétaire coûterait encore plus cher au pays. Il pourrait même dans ce cas être question de l’instauration d’une devise italienne parallèle, mais nous n’en sommes pas encore là... Nous n’y croyons toutefois pas vraiment et considérons plutôt qu’il s’agit là de discours populistes. La confiance dont font preuve les marchés monétaires vis-à-vis de l’euro sera toujours plus solide et plus constante que celle exprimée à l'égard d'une devise soutenue par un pays auquel les marchés financiers font déjà bien moins confiance. Les spreads de taux illustrent aujourd’hui parfaitement cet état de fait.
  • En matière d’obligations d'État, l’Italie reste à nos yeux un placement intéressant. La prime de risque est justifiée en raison des incertitudes, mais fondamentalement, nous envisageons même une nouvelle amélioration des conditions financières au sein du secteur bancaire italien (une nouvelle réduction des créances douteuses).

Brexit

  • Entre-temps, la situation liée au Brexit reste tout aussi confuse. Les Britanniques bénéficient encore d’un report jusqu’à fin octobre. Ils devront alors en principe quitter l’Union européenne, avec ou sans accord. Theresa May a entre-temps présenté sa démission et il semblerait que Boris Johnson doive lui succéder. Reste à savoir quel genre de Premier ministre Boris Johnson sera ... S’agira-t-il d’un simple clown ou voudra-t-il malgré tout obtenir un accord rationnel ? Nous continuons à penser qu’il sera bien difficile de trouver une issue positive à toute cette saga du Brexit et restons par conséquent une exposition limitée au R-U. Les marchés optent malgré tout encore pour une interprétation différente, avec à la clé des résultats corrects pour les actions britanniques. Cela ne change toutefois en rien notre opinion en la matière, que du contraire. 

 

Auteur : Expert Argenta Asset Management

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