Un mot en particulier sur le Brexit et la procédure d’Impeachment 

Les dernières semaines du trimestre ont été marquées par deux sagas politiques de part et d’autre de l’océan Atlantique. Au Royaume-Uni, le Brexit s’est transformé en véritable psychodrame, illustré par des scènes hallucinantes au sein du parlement britannique. « Order, order! » deviendra peut-être le titre d’une nouvelle série Netflix outre-Manche. Il reste virtuellement impossible de prédire quel résultat prévaudra au final. Un Brexit « dur » est toujours une possibilité indiscutable (et effrayante), et prendre des positions sur le marché en fonction des différents scénarios relève plus de la spéculation que d’un sain investissement. En conséquence nous maintenons notre décision d’éviter les actions et obligations qui seront les plus impactées par un dénouement négatif. Nous avons conscience que nous prenons le risque de passer à côté de beaux bénéfices si le résultat final est favorable, mais nous sommes d’avis que le jeu n’en vaut pas la chandelle.

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L’autre développement spectaculaire de cette fin septembre a été le lancement de la procédure de destitution (Impeachment) à l’encontre de Donald Trump par la majorité démocrate du Congrès américain. Après le énième dérapage du président, avec cette fois une tentative de salir son opposant potentiel lors des élections en abusant de ses pouvoirs présidentiels, les Démocrates ont conclu qu’il y avait matière suffisante pour destituer Trump. Il s’agira bien entendu d’une procédure de longue haleine, probablement marquée par des rebondissements inattendus. Le sénat américain a également le dernier mot dans cette affaire (deux tiers des sénateurs doivent voter en faveur de la destitution), et il est contrôlé par les Républicains. Mais il s’agit indiscutablement d’une nouvelle source potentielle d’incertitude dans les prochains mois. La bourse n’a pas encore vraiment réagi à la nouvelle mais cela peut rapidement changer. Par ailleurs le résultat d’une possible destitution n’est pas nécessairement clair pour les marchés financiers : certains stratégistes prétendent que le départ de Trump sera favorablement accueilli par les investisseurs. Les aspects positifs de sa politique seront en effet conservés (la réforme fiscale et la dérégulation) tandis que le côté sombre de son agenda (la guerre commerciale, le protectionnisme, la xénophobie, l’immixtion dans la politique de la FED) seront abandonnés par son successeur. Dans tous les cas nous suivrons les développements autour de cette procédure extraordinaire avec toute l’attention requise.

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Auteur : Expert Argenta Asset Management

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