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Avril était encore sous l'emprise de la guerre au Moyen-Orient
22 mai 2026
Auteur : Les gestionnaires de fonds d’Argenta Asset Management
Le mois d’avril a été marqué par des tensions géopolitiques, notamment la guerre au Moyen-Orient, ayant un impact important sur les marchés financiers. Malgré les nombreuses incertitudes, les marchés boursiers ont affiché de solides performances. Nous abordons également le rôle des banques centrales et les tendances récentes en zone euro et aux États-Unis.
Cette mise à jour présente les principales actions de gestion au sein des fonds.
Ques’est-il passé dans le monde ?
Les actions de gestion dans les fonds
Au sein des obligations
1. Italie
Nous avons raccourci les échéances de nos obligations italiennes. En effet, les échéances longues sont très vulnérables en cas de hausse des taux d'intérêt et l'Italie est très dépendante des importations de pétrole et de gaz. Après l'annonce d'un cessez-le-feu, nous en avons profité pour réduire l'échéance de nos obligations italiennes.
2. Belgique et Allemagne
Par ailleurs, nous avons acquis des obligations supplémentaires en Belgique et en Allemagne, notamment à échéance relativement longue. En effet, compte tenu de la faible croissance en Europe, on ne s'attend pas à ce que la BCE relève fortement ses taux d'intérêt. De plus, cela nuirait principalement à l'économie, car une hausse des taux la ralentit.
3. Obligations d’entreprises
Nous avons procédé à des achats supplémentaires d’obligations d’entreprises. Ces achats ont été effectués à la fois dans le segment « Investment Grade » (haute qualité) et dans le segment « haut rendement ». Concernant ce dernier segment, nous avons investi dans des obligations d’entreprises nordiques.
Nous avons procédé à cette opération principalement pour les obligations d'entreprises en couronnes norvégiennes (NOK), où nous optons pour les obligations en euros afin d’exclure le risque de change.
Pourquoi ce choix ?
Nous évitons le risque de change après la forte appréciation de la couronne norvégienne (provoquée par la hausse des prix du pétrole dont le pays bénéficie directement puisqu'il est producteur de pétrole).
Ces achats ont été principalement financés par les fonds obtenus grâce à la réduction de notre position dominante en Italie.
Obligations liées à l’inflation
Nous avons vendu nos dernières obligations liées à l’inflation. Nous avons pris cette décision car nous estimons que les anticipations d’inflation sont déjà intégrées au prix (qui a fortement augmenté). L’assurance contre une inflation inattendue a donc fonctionné, d’où notre prise de bénéfices, et notre retour aux obligations ordinaires.
Au sein des actions
La pondération des actions a été augmentée.
Europe
Nous avons renforcé notre position sur les actions de la zone euro : la croissance des bénéfices s'est améliorée. Par ailleurs, le soutien aux infrastructures industrielles européennes offre des opportunités d'investissement dans le secteur de la construction.
Amérique
Nous avons renforcé nos participations dans les petites capitalisations américaines (Small Cap US) : nous voulons profiter de la forte croissance des résultats grâce à une croissance économique soutenue. La récente publication des chiffres de l'emploi le confirme.
Notre principal investissement reste dans le secteur technologique, où nous nous concentrons principalement sur les acteurs du « IA Capex». Nous faisons référence aux importants investissements en capital (CapEx) dans l'infrastructure d'IA (intelligence artificielle) réalisés par des entreprises. À ce jour, nous constatons d'excellents résultats, notamment chez les fabricants de puces mémoire.
Asie
La pondération des actions asiatiques a été réduite :
- Asie du Sud-Est : à l’instar de l’Italie, ces marchés sont dépendants des importations d’énergie et très vulnérables à la hausse des prix (inflation) et à la détérioration de leur balance commerciale. La hausse des prix de l’énergie, le ralentissement du commerce mondial et l’impact des tensions géopolitiques entraînent une baisse des perspectives de croissance dans cette région. Il en résulte immédiatement une diminution de la croissance des bénéfices des entreprises et une pression sur la valorisation des actions.
- Réduction de notre position en Inde : dans ce pays également, nous sommes fortement exposés à la hausse des prix du pétrole. Le secteur technologique est menacé par l’intelligence artificielle. Les valorisations sont élevées et la croissance des bénéfices ralentit.
Conclusion
Les marchés financiers font preuve de résilience malgré les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques.
Une gestion active reste essentielle pour saisir les opportunités tout en maîtrisant les risques.
Nous poursuivons une approche diversifiée, avec un focus sur des thématiques porteuses comme la technologie et l’énergie.
L’évolution de l’inflation et des taux d’intérêt demeure un point d’attention majeur.
Pour les mois à venir, nous restons prudemment optimistes, en tenant compte du contexte géopolitique et économique.
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