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Droits de succession et droit successoral : mieux vaut y réfléchir à temps.
Dernière mise à jour : 09-07-2026 | Temps de lecture : 3 minutes
Vous souhaitez que votre patrimoine soit bien réparti après votre décès. Entre les personnes qui comptent pour vous. Sans litiges. Sans frais imprévus. La loi détermine automatiquement qui hérite de quoi — à moins que vous ne preniez vous-même des dispositions — et le montant des droits de succession que vos héritiers devront payer. En y réfléchissant dès maintenant, vous gardez le contrôle. Vous faites la différence pour vos proches. Et vous évitez les mauvaises surprises par la suite.
Qu’adviendra-t-il de votre patrimoine lorsque vous décéderez ?
Vous pouvez définir la répartition de votre patrimoine en cas de décès dans un contrat de mariage, un testament, un pacte successoral ou une assurance vie. Vous ne l’avez pas fait ? Dans ce cas, c’est la dévolution légale qui détermine qui hérite et dans quelles proportions. Cette loi prévoit que votre héritage revienne à vos plus proches parents consanguins et à votre conjoint.
Attention si vous êtes cohabitant(e) et non marié(e). La réglementation légale n’offre alors que peu ou pas de protection :
- Vous êtes cohabitant(e) légal(e) ? Dans ce cas, votre partenaire bénéficie de l'usufruit du logement familial.
- Vous êtes cohabitant(e) de fait, votre partenaire n’hérite de rien.
Vous souhaitez léguer davantage à certaines personnes ou mieux les protéger que ne le prévoit la loi ? Dans ce cas, vous devez le stipuler explicitement. Cela peut se faire par le biais :
- d’un contrat de mariage
- d’une assurance vie
- d’un testament
- d’un pacte successoral
Vos enfants et votre époux/épouse sont en principe des héritiers réservataires et ont toujours droit à leur part d'héritage minimale. C'est ce qu'on appelle la « réserve » successorale. S'ils héritent d'une part d'héritage trop faible, par exemple parce que vous avez fait un don trop important à quelqu'un d'autre, ils peuvent alors réclamer leur part d'héritage minimale.
Quel montant de droits de succession vos héritiers devront-ils payer ?
Un héritage est soumis à l’impôt. C’est ce que l’on appelle les droits de succession. Le calcul dépend de 3 éléments :
- La région
Chaque région (la Région flamande, la Région wallonne et la Région de Bruxelles-Capitale) applique ses propres tarifs, tranches d'imposition et règles. C'est la région où vous avez résidé au cours des 5 dernières années qui détermine les règles applicables. Vous avez habité dans plusieurs régions ? Dans ce cas, c'est celle où vous avez résidé le plus longtemps qui s'applique. - Le lien de parenté avec le défunt
Le lien de parenté correspond au lien familial qui vous unit à une personne. Plus le lien familial est étroit, plus le lien de parenté est proche. - La valeur du patrimoine
La valeur de votre patrimoine correspond à ce que vous possédez financièrement, comme l'épargne, les investissements et les biens immobiliers. Vous devez en déduire les dettes éventuelles.
Pourquoi réfléchir à votre héritage dès maintenant ?
Vous trouvez peut-être que c’est compliqué, émotionnellement difficile ou que cela ne vous concerne pas encore de vous occuper de votre succession pour le moment. Pourtant, en faisant quelques choix simples, vous pouvez faire une grande différence :
- Vous protégez vos proches
Vous définissez clairement qui recevra quoi par le biais de votre contrat de mariage, de votre assurance vie, de votre pacte successoral ou de votre testament. - Vous réduisez la facture fiscale
Vous trouvez que les droits de succession sont trop élevés ? Vous pouvez alors les réduire, par exemple en désignant vos petits-enfants en tant que bénéficiaires d’une assurance vie ou en effectuant des donations de votre vivant. Ne laissez pas les impôts être le principal moteur de vos choix. - Vous gagnez en tranquillité d’esprit
Lorsque tout est réglé comme vous le souhaitez, cela vous apporte sérénité et clarté.
Comment préparer la transmission de votre patrimoine ?
Organiser votre succession n’est pas nécessairement compliqué. Cela commence par quelques questions simples :
- Qui souhaitez-vous protéger ?
Votre conjoint, vos enfants, vos petits-enfants, votre filleul… - Qu’allez-vous laisser ?
Bien immobilier, économies, investissements… - À qui souhaitez-vous léguer, et quoi ?
Vous souhaitez, par exemple, léguer le logement familial à votre conjoint. - Quand souhaitez-vous donner quelque chose ?
Maintenant, par le biais d'une donation, ou seulement après votre décès ? - Qu’est-ce que cela signifie pour les impôts ?
Combien vos héritiers devront-ils payer en droits de succession ?
Vous avez une réponse à ces questions ? Ou vous vous posez d'autres questions ? Discutez de votre situation avec votre agence bancaire ou votre notaire.
En résumé
Le droit successoral et les droits de succession semblent être des sujets techniques, mais ils tournent en réalité autour de ce qui compte vraiment : prendre soin de ceux que vous aimez. L’essentiel est que vous sachiez à qui ira votre patrimoine lorsque vous décéderez. Vous souhaitez déroger à la dévolution légale ? Plusieurs possibilités s’offrent alors à vous. Pensez à une assurance vie, à un pacte successoral ou à un testament, par exemple.
Argenta vous accompagnera volontiers dans votre transmission patrimoniale.
Nous écoutons votre histoire et évaluons votre situation de manière claire. Vous saurez ainsi quelles sont les options qui s’offrent à vous.